La Tribune IESEG Paris voulait recevoir un homme politique aux idées souvent oubliées dans les grands médias dans le but d’offrir un regard original bien que marginal. C’est pourquoi le mercredi 27 Février 2016, nous recevions à l’IESEG Paris François Asselineau, président peu médiatisé de l’UPR, l’Union Populaire Républicaine. M. Asselineau veut sortir d’un système dans lequel il voit une France entravée par ses collaborateurs Européens.

L’un des points les plus importants du programme de François Asselineau est la sortie de l’Europe, nous l’avons donc questionné sur la dangerosité de cet acte. Notre intervenant a alors affirmé qu’il existait une issue de secours légale de l’UE. Il ajoute que le coût de sortie de cette dernière serait largement surestimé par les médias, en effet, celui-ci serait compensé par des bénéfices économiques non négligeables d’après le président de l’UPR.

M. Asselineau désireux de casser le mythe du couple Franco-Allemand dirigeant l’Europe, a déclaré que les Allemands étaient en étroite relation avec les Etats Unis qui influencent nécessairement les décisions prises par l’Europe au travers de l’Allemagne « Les Américains prennent des décisions à travers l’Europe comme dans un syndic ». L’idée étant, pour ce petit parti de droite de prouver que le président Français n’est pas maître de ses décisions.

L’énarque a aussi pu dénoncer l’envoi de fonds en Ukraine. Le Parlement Européen a accepté le prêt de 1,8 milliards d’Euros à l’Ukraine, dont 300 millions seraient versés par la France sans que nous en soyons au courant. Cette révolution, serait, toujours selon notre intervenant, dirigée et même commanditée par les Etats Unis. La France serait donc en train de payer une guerre des Américains. S’agit-il ici réellement d’un jeu de stratégie dont l’Europe fait les frais ou faut-il voir, dans les flammes de la place Maïdan en 2013 la colère d’un peuple qui préfère l’Union Européenne à la Russie ?
François Asselineau maintient que notre présence dans l’OTAN tend à nous faire participer à des guerres de plus en plus nombreuses à travers le globe. Rappelons ici que le président de l’UPR est opposé à une intervention contre l’Etat Islamique qu’il ne prétendait pas comme menaçant en 2013.

François Asselineau se désole de la position de faiblesse qu’adopte la France depuis qu’elle est dans l’Europe. La souveraineté populaire est noyée par une influence grandissante des Etats Unis sur le Parlement Européen. En somme, le président de l’UPR nous montre qu’il existe un chemin qui sort de l’Europe. Cependant nous ne savons pas où il mène, libre à nous de penser qu’il faut le prendre ou l’éviter.

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